AVC : Penser à l’oxygène plus tôt

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68550-3484739Une étude de l’Inserm sur des animaux a permis d’émettre l’idée qu’un patient développant un accident vasculaire cérébrale (AVC) aurait moins de séquelles neurologiques s’il était mis plus tôt sous oxygène.

Lors d’un AVC la circulation sanguine au cerveau est interrompue du fait de l’ischémie ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. L’oxygène qui est transporté par le sang ne parvient plus correctement à la partie du cerveau irriguée par ce vaisseau. Ce qui entraine des dommages neurologiques comme l’hémiplégie et les troubles du langage (aphasie). Un tissu en manque d’oxygène mais encore viable se nécrose rapidement si la circulation sanguine n’est pas rétablie en urgence. L’apport précoce de l’oxygène permettra de protéger les tissus encore viables.

Chez la souris, Jean Claude Baron, chercheur à l’Inserm, et ses collègues anglais et allemands ont observé que ce traitement simple à mettre en œuvre prévient de façon quasi complète les déficits sensitivomoteurs. Si cette observation est prouvée chez l’homme, elle permettra de réduire les handicaps suite aux AVC mineurs.  « Ce traitement serait très facile à mettre en œuvre chez des patients ayant un AVC, ce dès le transport en ambulance. Il serait également envisageable de le mettre en œuvre à domicile, avant l’arrivée des secours, chez les patients à haut risque d’AVC, grâce à une formation minimale du patient et de son conjoint » comme l’a préconisé Jean Claude Baron

Okibata

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Médecin congolais. Président d'un club d'investissement à la Bourse d'Abidjan. Auteur de Manuel Pratique pour Gagner à la Bourse des Valeurs de l'Uemoa

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