Hydrocarbures-Doing Business : Les bonnes intentions du gouvernement congolais

Les autorités congolaises ont visiblement été frustrées par la perte de 2 places dans le dernier classement Doing Business. Bien que ce classement ait quelques failles, il reste qu’il est très suivi et y perdre des points n’est pas bien pour l’image de « paradis des investisseurs » qu’on veut donner. Le Congo a été classé 176 sur 189 pays. «L’amélioration de l’environnement des affaires constitue un maillon important dans la poursuite et le maintien du cap de modernisation et l’industrialisation du Congo » comme l’a reconnu le ministre Isidore Mvoumba. Ce travail est à notre portée. Il suffit que tous les congolais s’y mettent, entrainé par un réel activisme politique. Le directeur des impôts s’est engagé à faire sa part. Il va falloir maximiser des efforts entre autres, dans le délai de raccordement à l’électricité, du permis de construire et du transfert de propriété.

L’exemple ivoirien

Depuis la révision des textes de l’Ohada en 2014, les pays de la Cemac ne se sont pas distingués dans les mesures incitatives à la création d’entreprises comme les pays de l’Uemoa. En Cote d’Ivoire, la suppression du capital minimum et de l’intervention du notaire dans la constitution d’une Sarl a boosté les entrepreneurs. 9 534 sociétés ont été créées en 2015, soit 45% de plus que l’année précédente. 60% sont des Sarl. Son engagement à faire des reformes en vu d’améliorer son rang dans le Doing Business, l’a déjà fait gagner 35 places en 4 ans. Elle est actuellement 142e.

Isidore Mvouba, ministre congolais du développement industriel et de la promotion du secteur privé

Isidore Mvouba, ministre congolais du développement industriel et de la promotion du secteur privé

Le secteur des hydrocarbures

« 2016 s’annonce difficile mais passionnant » a déclaré Jean Marc Thystère Tchicaya, ministre congolais des hydrocarbures, après avoir étalé les défis de son ministère. Cette année sera marqué par la promulgation et la mise en application du nouveau cadre juridique et fiscal du secteur amont des hydrocarbures. Déjà dans le but d’en « finir avec le cycle infernal de pénurie », le ministre a annoncé la réalisation au cours du premier semestre de l’extension des capacités de raffinage de la Congolaise de raffinage (Coraf) de 850 mille à 1,2 million de tonnes/an, et de la capacité de stockage des produits petroliers de la Sclog de 69 860 à 91 000 m3.

Notons que la consommation nationale en produits pétroliers a atteint 859 mille tonnes en 2015, soit une augmentation de 15,70% sur un an. Le pays compte 137 stations-services dont 42 de Total Congo, 35 de Puma, 26 de la SNPC, 19 de X-OIL, 12 d’AOGC et 3 de SNAT.

Okibata

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Médecin congolais. Président d'un club d'investissement à la Bourse d'Abidjan. Auteur de Manuel Pratique pour Gagner à la Bourse des Valeurs de l'Uemoa

One Comment

  1. Dirat says:

    Déjà en décembre 2014 Isidore Mvouba affichait ces mêmes bonnes intentions. L’idéal aurait été qu’il fasse le point des avancées. Même s’il n’a pas atteint ses objectifs, mais au moins ce qui a évolué. Sauf si le bilan est nul
    http://icibrazza.com/2014/12/congo-isidore-mvouba-sengage-a-rendre-effectives-les-reformes-gouvernementales/

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