En 2015, la Cote d’Ivoire a mobilisé 439 milliards de FCFA à la Brvm

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La Cote d’Ivoire a effectué trois levées de fonds par le marché financier de l’Uemoa en 2015. Il s’agit des émissions TPCI 5,99% 2015-2025, TPCI 5,85% 2015-2022 et le Sukuk 5,75% 2015-2020. Chaque émission a obtenu au moins 100% de souscription. Retour sur ces succès.

La première opération avait des raisons d’inquiéter. Sur 120 milliards de FCFA sollicités, le marché n’a souscrit qu’à hauteur de 10%. Heureusement que les maisons mères des arrangeurs, les marocains Bank Of Africa (Actibourse), Attijariwafa (Africaine de Bourse) et Atlantique Business International (Atlantique Finance) ont couvert la demande en apportant chacun 40 milliards FCFA. Ce qui a permis au trésor public de Cote d’Ivoire de recevoir 132 milliards de FCFA. Etait ce le taux d’intérêt qui était jugé pas assez attrayant par rapport à la durée du prêt ?  Etait ce la crainte quoique relative des élections du 2e semestre qui étaient les premières depuis la crise post électorale de 2010 ?

Ces hypothèses ont été rapidement balayées par le succès de l’emprunt TPCI 5,85% 2015-2022 qui a été réalisé à moins de 2 mois de l’élection présidentielle. L’opération arrangée par Sogebourse a eu une souscription 157 milliards de FCFA sur les 150 sollicités.

Le DG du trésor public de Cote d'Ivoire, Kone Adama

Le DG du trésor public de Cote d’Ivoire, Kone Adama

L’émission de 150 milliards FCFA en fin d’année avait la particularité de s’adresser particulièrement aux investisseurs musulmans. Pas étonnant que le gouvernement ait fait le déplacement d’Arabie saoudite pour présenter l’offre d’obligations islamiques appelées sukuks. Au final, 100% de souscription dont 148 milliards de FCFA apportés par des investisseurs institutionnels, 1,1 milliards par des particuliers et les reste par les entreprises. 37% du montant est venu du territoire ivoirien et 17% des autres pays de l’Uemoa.

La signature de la Cote d’Ivoire brille à nouveau sur les places financières. On ne le verra certainement plus émettre moins de 100 milliards de FCFA dans ces conditions. La seule limite des investisseurs étant maintenant le respect de leur niveau de risque, qui les interdit de dépenser un certain pourcentage de leur capital sur un même émetteur

Okibata

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Médecin congolais. Président d'un club d'investissement à la Bourse d'Abidjan. Auteur de Manuel Pratique pour Gagner à la Bourse des Valeurs de l'Uemoa

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